Apprendre à l’ère de l’IA : ce que la recherche en psychologie nous apprend

Docteure en psychologie et chercheuse spécialisée sur l’IA et les processus d’apprentissage, j’interviens en conférence auprès d’établissements d’enseignement et d’entreprises pour éclairer, sans prêt-à-penser, ce que l’intelligence artificielle change vraiment dans notre façon d’apprendre.

Cette conférence se propose en format d’ouverture, keynote ou intervention dédiée, d’une durée modulable (45 minutes à 1h30, avec ou sans temps d’échange), en présentiel ou à distance, en France ou à l’international. Elle s’adresse aux établissements d’enseignement supérieur, aux organismes de formation et aux entreprises qui souhaitent accompagner leurs équipes face à l’IA. Réservons un échange pour l’organiser →

Résumé :

L’intelligence artificielle ne remplace pas l’apprentissage : elle en déplace les efforts. Elle facilite l’accès à l’information, mais la mémorisation, la compréhension profonde et l’esprit critique restent des processus cognitifs qui demandent un engagement actif de l’apprenant. Cette conférence s’appuie sur mes recherches en psychologie cognitive pour aider formateurs et entreprises à anticiper ce déplacement plutôt que le subir.

Ce que j’ai observé en salle, à Ottawa et ailleurs

En février 2025, j’ouvrais le colloque franco-canadien de l’AQPC à Ottawa avec cette même conférence, sous le titre « Apprendre à l’ère des lampes magiques de l’IA ». Le titre n’était pas qu’une image : dans la salle, plusieurs enseignants racontaient la même scène. Un étudiant rend un travail parfaitement structuré, parfois même élégant, mais incapable d’en expliquer la logique à l’oral. Comme s’il avait frotté une lampe, obtenu un vœu exaucé, sans avoir vraiment participé à sa réalisation.

Ce n’est pas de la triche au sens classique. C’est un déplacement de l’effort cognitif et c’est précisément ce que cette conférence permet de nommer, de comprendre, et d’anticiper dans vos propres équipes ou établissements.

Ce que l’IA change réellement dans les mécanismes d’apprentissage

La psychologie cognitive documente depuis longtemps un principe simple : on retient et on comprend ce que l’on a activement construit, pas ce que l’on a simplement reçu. Quand l’IA générative produit un texte, un plan ou une réponse à la place de l’apprenant, elle court-circuite les allers-retours qui, normalement, construisent la compréhension.

Cela touche directement le sentiment d’efficacité personnelle : la confiance qu’un individu a dans sa capacité à réussir une tâche, qui se construit par l’expérience de la réussite après un effort. Un apprenant, ou un collaborateur, qui délègue systématiquement à l’IA développe moins de compétences, mais aussi moins de confiance dans sa propre capacité à apprendre.

Envie d’aborder ces mécanismes dans votre établissement ou votre entreprise ? Réservons un échange →

Le piège du « prêt-à-penser »

Le vrai risque n’est pas l’outil, mais l’absence de question posée avant de s’en servir : qu’est-ce que je veux vraiment apprendre ici, et qu’est-ce que je suis en train de déléguer ? Très peu d’apprenants et très peu de formateurs se la posent explicitement. C’est pourtant elle qui distingue un usage de l’IA qui soutient l’apprentissage d’un usage qui le remplace.

Ce que ça engage concrètement pour les formateurs et les entreprises

Cette conférence donne aux organisateurs — établissements d’enseignement comme services RH — un contenu différenciant : non pas une nouvelle liste d’outils IA, mais une grille de lecture psychologique directement réutilisable pour concevoir des dispositifs pédagogiques ou des formations internes qui préservent l’espace cognitif que l’IA a tendance à combler trop vite.

C’est un changement de posture pédagogique autant qu’un changement d’outil — avec la même exigence, que le public soit un amphithéâtre d’étudiants ou une équipe en entreprise.

FAQ

L’IA nuit-elle vraiment à l’apprentissage ?
Pas en soi. Utilisée pour éviter l’effort cognitif nécessaire à la compréhension, l’IA peut freiner l’apprentissage. Utilisée pour l’accompagner après un premier effort personnel, elle peut au contraire le soutenir.

Comment repérer qu’un apprenant délègue trop à l’IA ?
Un signe fréquent : un travail bien structuré à l’écrit, mais une incapacité à en réexpliquer la logique à l’oral.

Cette conférence s’adresse-t-elle aussi aux entreprises ?
Oui. Les mécanismes de sentiment de compétence et d’effort cognitif sont les mêmes en salle de classe et en contexte professionnel.

Comment organiser cette conférence dans mon établissement ou mon entreprise ?
Via un échange préalable pour cadrer le format, la durée et le public — prise de rendez-vous directe ici.

Anne-Lise

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