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	<title>Archives des Réflexion pédagogique - Anne-Lise Bouchut</title>
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	<description>Une rédactrice qui écoute et donne l&#039;élan d&#039;oser pour se révéler.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 18 Jan 2026 09:44:50 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Réflexion pédagogique - Anne-Lise Bouchut</title>
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		<title>Pédagogie universitaire : interdire les ordinateurs en amphi est-ce vraiment la solution ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 09:44:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interdire les ordinateurs en amphi ? Et si le vrai problème était la pédagogie universitaire elle-même. Présentiel, engagement étudiant, rôle de l’enseignant.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis quelque temps, une tentation revient régulièrement dans les amphithéâtres universitaires : <strong>interdire les ordinateurs portables</strong>.<br>Les arguments avancés sont bien connus : baisse de la concentration, chute du niveau, étudiants distraits, peu impliqués, parfois physiquement présents mais mentalement absents.</p>



<p>L’intention est compréhensible. Beaucoup d’enseignants espèrent ainsi retrouver une attention plus soutenue, favoriser la mémorisation, provoquer davantage d’interactions, encourager les questions.</p>



<p>Mais dans les faits, cette interdiction fonctionne rarement comme prévu. Et si elle constituait moins une solution pédagogique qu’un <strong>symptôme</strong> ?<br>Le symptôme d’un malaise plus profond, lié à la <strong>pédagogie universitaire</strong>, au sens de l’enseignement en présentiel et au rôle même de l’enseignant dans l’enseignement supérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’on cherche vraiment à rectifier</h2>



<p>Lorsque des enseignants demandent l’interdiction des ordinateurs en cours magistral, ils ne cherchent pas seulement à lutter contre la distraction. Ils aspirent aussi à <strong>reprendre la main sur l’attention</strong> : que les regards soient tournés vers eux, que les étudiants écoutent, mémorisent, suivent le fil du cours.</p>



<p>Certains espèrent également que cette contrainte favorisera davantage d’interactions. Or cette attente se heurte à une réalité bien connue : <strong>poser une question en amphithéâtre est une prise de risque</strong>.<br>S’exposer publiquement, admettre une incompréhension, formuler une interrogation encore floue… tout cela est cognitivement et émotionnellement coûteux pour beaucoup d’étudiants.</p>



<p>Pour que les questions émergent, il ne suffit pas de supprimer un outil. Il faut <strong>concevoir des situations pédagogiques</strong> qui rendent ces questions possibles, légitimes et sécurisantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Baisse de concentration à l’université : de quoi parle-t-on vraiment ?</h2>



<p>Les constats de baisse de concentration s’appuient sur des observations récurrentes. Lors des examens, de nombreux étudiants quittent la salle bien avant la fin de l’épreuve. Les copies révèlent des erreurs de consigne, des réponses incomplètes, peu de relecture, ainsi que des problèmes importants d’orthographe et de syntaxe qui auraient parfois pu être corrigés avec un minimum de recul.</p>



<p>Mais faut-il y voir uniquement un manque d’attention ?</p>



<p>Ces comportements peuvent aussi traduire une <strong>difficulté à entrer dans une concentration profonde</strong>, à rester dans l’effort intellectuel, à accepter la complexité d’une tâche.<br>Là encore, l’ordinateur n’est pas la cause principale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La santé mentale des étudiants : un angle mort du débat</h2>



<p>Ces difficultés de concentration ne peuvent pas être pensées indépendamment du <strong>contexte psychique</strong> dans lequel évoluent aujourd’hui les étudiants.</p>



<p>D’après une enquête réalisée en France en 2022 :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>70 %</strong> des étudiants se trouvent en situation de mal-être,</li>



<li><strong>69 %</strong> ont tendance à se dévaloriser,</li>



<li><strong>36 %</strong> déclarent avoir des pensées suicidaires.</li>
</ul>



<p>Penser est une activité exigeante.<br>Penser, c’est entrer dans une forme de solitude, tisser des liens entre son monde intérieur et le monde extérieur. C’est aussi accepter le doute, l’incertitude, l’inconfort de l’inconnu.</p>



<p>Dans ce contexte, l’interdiction de l’ordinateur dans les amphithéâtres ne fait que <strong>déplacer la difficulté</strong>, sans la traiter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À quoi sert un cours en présentiel à l’université aujourd’hui ?</h2>



<p>La question centrale n’est peut-être pas celle des ordinateurs, mais celle du <strong>sens du présentiel</strong>.</p>



<p>Si un cours consiste uniquement à transmettre de l’information, pourquoi exiger la présence physique des étudiants en amphithéâtre ?<br>La période des enseignements à distance a montré que la transmission de contenus peut se faire autrement : par des vidéos, des supports écrits, des ressources en ligne, voire désormais par des intelligences artificielles.</p>



<p>Alors, que peut apporter un enseignant en présentiel qu’une vidéo, un polycopié, un MOOC ou une IA générative ne peuvent pas offrir ?</p>



<p>Le présentiel permet de <strong>vulgariser</strong>, d’utiliser des métaphores, d’observer les réactions, de vérifier en direct ce qui fait sens ou non pour les étudiants. Il offre un espace pour faire réfléchir, confronter des points de vue, accompagner les raisonnements, ajuster son discours en fonction des incompréhensions repérées.</p>



<p>Le présentiel n’est pas un simple canal de diffusion.<br><strong>C’est un espace d’élaboration collective du sens.</strong></p>



<p>Si l’on conserve un format de cours magistral inchangé depuis plusieurs décennies, il n’est guère surprenant que les étudiants décrochent, ordinateur ou non.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les étudiants actuels et leur rapport au savoir</h2>



<p>Les étudiants d’aujourd’hui évoluent dans un environnement numérique omniprésent. Leur rapport au savoir a profondément évolué. On est passé d’un savoir « à vénérer » à un savoir « à utiliser ».</p>



<p>Les apprentissages sont souvent recherchés pour leur efficacité immédiate, leur applicabilité, leur lien avec des situations concrètes. Cette évolution peut être perçue comme une perte d’exigence intellectuelle. Elle traduit surtout une <strong>reconfiguration des attentes</strong> vis-à-vis de l’enseignement universitaire.</p>



<p>Le multitâche, souvent pointé du doigt, pose de réels problèmes en termes de concentration. Mais il révèle aussi une difficulté collective à <strong>penser des dispositifs pédagogiques adaptés</strong> à ces modes d’attention fragmentés, plutôt que de simplement les condamner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enseigner à l’université à l’ère de la concurrence des sources</h2>



<p>L’enseignant n’est plus la seule source de savoir. Cette réalité peut être déstabilisante. Elle oblige à quitter une posture de détenteur exclusif des connaissances pour endosser un autre rôle.</p>



<p>Enseigner aujourd’hui, ce n’est plus affirmer une autorité intellectuelle, mais <strong>permettre aux étudiants de s’approprier un savoir</strong>, de le comprendre, de le questionner, de l’utiliser dans des contextes professionnels et sociaux complexes.</p>



<p>Face à Google, YouTube, aux réseaux sociaux ou à l’IA générative, le rôle de l’enseignant devient celui d’un médiateur : aider à problématiser, à formuler des hypothèses, à trier l’information, à hiérarchiser, à exercer un esprit critique.</p>



<p>Interdire les outils numériques ressemble alors moins à une stratégie pédagogique qu’à un <strong>aveu d’impuissance</strong> ou de méconnaissance des processus d’apprentissage contemporains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déplacer le débat</h2>



<p>Interdire les ordinateurs en amphi n’est pas une réponse pédagogique en soi. C’est souvent une manière de contourner des questions plus inconfortables : celles du rôle de l’enseignant, du sens du présentiel, des compétences réellement attendues à l’université.</p>



<p>La vraie question n’est peut-être pas : <em>faut-il interdire les ordinateurs ?</em><br>Mais plutôt : <strong>que faisons-nous du présentiel à l’université aujourd’hui, et pour quoi faire ?</strong></p>



<p>Ces questions traversent aujourd’hui de nombreux établissements d’enseignement supérieur. Elles sont au cœur des <strong>conférences et formations en pédagogie universitaire</strong> que je propose, autour de l’engagement étudiant, du sens du présentiel et de l’évolution des pratiques pédagogiques à l’université.</p>
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		<item>
		<title>Quand l’humour devient un levier face à la fatigue enseignante</title>
		<link>https://annelisebouchut.com/formation-ia-creativite-sante-mentale-enseignants/reflexion-pedagogique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 07:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’humour comme levier pédagogique face à la fatigue enseignante : retour sur mes formations sur l’IA en région PACA, où j’explique comment l’IA peut redonner de la créativité, du temps et du sens au métier d’enseignant.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ces derniers jours, j’ai repris la route pour une nouvelle étape de mon tour de France de la formation.<br>🎒 Trois jours en région PACA, dans le cadre du <strong>projet Clé en main porté par l’ISFEC Saint Cassien et financé par Formiris</strong>, pour former les enseignants et formateurs à <strong>l’usage de l’intelligence artificielle en éducation</strong>.</p>



<p>À chaque session, la même remarque revient :</p>



<pre class="wp-block-preformatted">« Vous devriez faire un one-man show ! »</pre>



<p>Oui, je fais rire les enseignants.<br>Oui, parfois je joue les clowns.<br>Mais quand on connaît les chiffres de la <strong>santé mentale dans l’éducation</strong>, on comprend vite que le rire n’est pas anecdotique.<br>C’est un <strong>acte pédagogique et éthique</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes</h3>



<p>Le <strong>baromètre UNSA Éducation 2025</strong> dresse un constat sans appel :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>90 % des enseignants aiment leur métier,<br>mais seuls 73 % disent encore être heureux de l’exercer (contre 81 % en 2018).</li>



<li>67 % jugent leurs conditions de travail insatisfaisantes.</li>



<li>37 % souhaitent quitter la profession, dont un quart vers le privé.</li>



<li>Et <strong>96 % estiment que leur métier n’est pas reconnu</strong>.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi je fais rire dans mes formations</h3>



<p>Parce qu’on <strong>n’apprend pas bien dans la peur</strong>.<br>Parce qu’on <strong>ne change pas de posture professionnelle sous la pression</strong>, mais dans la confiance et la curiosité.<br>Parce que rire, c’est relâcher la tension cognitive et émotionnelle, c’est ouvrir la possibilité de réfléchir autrement.</p>



<p>Quand je parle d’IA en formation, j’essaie toujours d’en faire un <strong>espace d’oxygène</strong>.<br>L’IA interroge, inquiète, fascine ; elle bouleverse nos pratiques.<br>Mais elle ne doit pas ajouter de la peur à la fatigue.</p>



<p>L’humour devient alors un <strong>outil de reliance</strong> : il rassemble, humanise la technologie et redonne envie d’apprendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Utiliser l’IA pour retrouver du souffle (et du sens)</h3>



<p>Dans mes formations, j’insiste sur deux points essentiels.</p>



<p>🧠 <strong>Premier point : utiliser l’IA comme un assistant, pas comme un substitut.</strong><br>Quand elle est bien utilisée, l’IA aide à brainstormer, à structurer une idée, à débloquer une consigne.<br>Elle permet de retrouver de la <strong>créativité</strong> et, surtout, de la <strong>joie</strong> dans son métier.<br>Cette petite étincelle qui rappelle pourquoi on a choisi d’enseigner ou de former : pour penser, créer, transmettre.</p>



<p>⏳ <strong>Deuxième point : l’IA fait gagner du temps.</strong><br>Mais l’enjeu, c’est ce qu’on fait <strong>de ce temps gagné</strong>.<br>Pas pour enchaîner plus de tâches, ni pour corriger jusqu’à minuit.<br>Non : pour <strong>souffler, se ressourcer, reprendre le temps d’enseigner avec plaisir</strong>.<br>L’IA ne doit pas devenir une béquille de productivité, mais un <strong>levier d’équilibre</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Former à l’IA, oui… mais sans oublier les humains</h3>



<p>À force de parler de transformation numérique, on en oublierait presque l’essentiel : <strong>ce sont les enseignants et formateurs qui transforment l’école</strong>, pas les algorithmes.</p>



<p>Former à l’IA, c’est bien.<br>Mais <strong>prendre soin de celles et ceux qui forment</strong>, c’est vital.<br>Aucun modèle pédagogique ne tiendra sans énergie humaine, sans désir de transmettre, sans ce lien fragile mais essentiel entre un formateur et son public.</p>



<p>C’est pour cela que mes formations sur l’IA ne se contentent pas d’apprendre où cliquer.<br>Elles invitent à <strong>penser avant de cliquer</strong>, à comprendre ce que cela change dans la relation, dans la charge mentale, dans la posture éducative.</p>



<p>Et si, au fond, rire ensemble pendant une formation sur l’IA, c’était déjà une forme d’intelligence collective ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">En guise de conclusion</h3>



<p>Je repars de cette tournée en PACA avec une conviction renforcée :<br>on ne formera pas à l’IA sans redonner confiance et envie d’apprendre à ceux qui éduquent.</p>



<p>Alors oui, parfois, il faut un peu d’humour pour parler de sujets sérieux.<br>Et si cela fait de moi une « conférencière-clown », j’en suis plutôt fière.<br>Parce que derrière chaque éclat de rire, il y a peut-être une étincelle de sens retrouvée.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Accompagner les étudiants dans la rédaction de leur dossier : conseils pour formateurs et enseignants</title>
		<link>https://annelisebouchut.com/accompagner-les-etudiants-dans-la-redaction-de-leur-dossier-conseils-pour-formateurs-et-enseignants/intelligence-artificielle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 16:38:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi la page blanche est un obstacle ? Les étudiants se retrouvent souvent paralysés face à une page blanche. Plus ils hésitent, plus leur cerveau panique, interprétant ce vide comme un échec. Résultat ? Ils n’écrivent toujours pas. Ce cercle vicieux peut être cassé par une approche simple : il faut que la page ne [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la page blanche est un obstacle ?</h2>



<p>Les étudiants se retrouvent souvent paralysés face à une page blanche. Plus ils hésitent, plus leur cerveau panique, interprétant ce vide comme un échec. Résultat ? Ils n’écrivent toujours pas. Ce cercle vicieux peut être cassé par une approche simple : il faut que la page ne soit jamais blanche trop longtemps.</p>



<p>L’écriture est une tâche difficile pour beaucoup. Peu de personnes aiment vraiment écrire, et encore moins commencer à écrire. Se lancer, c’est se confronter à ses propres idées et à ses propres limites. Pour aider les étudiants à dépasser cette peur, il faut leur rappeler que la perfection n’est pas requise dès les premières lignes. L’important est d’écrire quelque chose, peu importe si cela semble maladroit ou imparfait au départ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment les aider à démarrer ?</h2>



<p>L’accompagnement des étudiants passe avant tout par la mise en place d’une routine et d’un cadre propice à l’écriture. Il est essentiel qu’ils travaillent sur des séances courtes et régulières. Pour commencer, encouragez-les à se fixer deux créneaux de vingt minutes la première semaine, avec un objectif précis à chaque séance. Par exemple, ils peuvent se concentrer uniquement sur la rédaction de l’introduction ou de la présentation de leur sujet.</p>



<p>L’environnement joue aussi un rôle clé. Les distractions doivent être limitées au maximum : un espace calme, une page de traitement de texte ouverte, le téléphone en mode silencieux… Chaque détail compte pour favoriser la concentration.</p>



<p>Un bon moyen de faciliter l’écriture est de leur conseiller d’imaginer un destinataire précis pour leur texte. Écrire pour quelqu’un – un collègue, un ami, un enseignant – permet de donner une direction plus claire au propos et de rendre l’exercice plus concret.</p>



<p>Enfin, il est crucial de leur recommander de ne pas s’arrêter au moindre doute. Les premières phrases ne seront peut-être pas parfaites, mais ce n’est pas un problème. Le plus important est d’avancer et de poser des idées sur le papier. Avec le temps, ils s’habitueront à considérer l’écriture comme un exercice normal et non comme une épreuve insurmontable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intégrer l’intelligence artificielle comme un soutien</h2>



<p>L’IA peut être un véritable allié dans la rédaction d’un dossier, à condition d’être utilisée intelligemment. Une fois le premier jet rédigé, plutôt que de passer des heures à tout réécrire, les étudiants peuvent s’appuyer sur un outil comme ChatGPT pour les aider à améliorer leur texte. Pour qu’ils en tirent le meilleur parti, il est essentiel qu’ils formulent une demande claire et précise.</p>



<p>Avant d’interagir avec l’IA, ils doivent lui fournir un maximum d’informations contextuelles : le sujet traité, les consignes précises du dossier et les attentes du correcteur. En ajoutant les consignes en pièce jointe ou en détaillant ce qui est attendu, ils obtiendront des suggestions beaucoup plus pertinentes.</p>



<p>Une autre approche intéressante consiste à utiliser l’IA pour générer des idées. S’ils ne savent pas comment aborder une partie de leur dossier, ils peuvent demander à l’IA de poser des questions stimulantes sur le sujet. En y répondant, ils clarifient leur pensée et structurent mieux leur propos. Ensuite, l’IA peut synthétiser leurs réponses et proposer un plan cohérent pour organiser leur texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Utiliser l’IA pour évaluer et améliorer son travail</h2>



<p>Une fois le dossier rédigé, l’IA peut aussi jouer un rôle dans l’auto-évaluation. Les étudiants peuvent lui soumettre leur texte en précisant les consignes initiales et lui demander une analyse critique. L’IA pourra alors identifier les points forts et les axes d’amélioration, qu’il s’agisse de clarté, de structuration ou de respect des consignes académiques.</p>



<p>Toutefois, il est essentiel de rappeler que l’IA n’est qu’un outil. Les étudiants doivent rester maîtres de leur production et ne pas se contenter d’appliquer mécaniquement les suggestions fournies. Le jugement critique reste une compétence essentielle à cultiver.</p>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<p>Accompagner les étudiants dans la rédaction de leur dossier, c’est avant tout leur donner des méthodes et des repères pour structurer leur travail. En leur apprenant à dépasser la peur de la page blanche, à organiser leur réflexion et à utiliser intelligemment les outils numériques, ils gagneront en autonomie et en confiance. L’objectif n’est pas seulement de produire un dossier de qualité, mais aussi de développer des compétences rédactionnelles durables qui leur serviront tout au long de leur parcours académique et professionnel.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dépression et mal-être des étudiants : une urgence pédagogique</title>
		<link>https://annelisebouchut.com/depression-et-mal-etre-des-etudiants-une-urgence-pedagogique/reflexion-pedagogique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jun 2024 09:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>41 % des étudiants rapportent une dépression modérée à sévère, selon Mélissa Macalli, chercheuse en épidémiologie à l’Université de Bordeaux. Une enquête réalisée en 2022 par le LDME révèle que près de : Quand les étudiants sont empêchés de penser Des allers-retours fréquents aux toilettes, des sessions interminables de scrolling sur les réseaux sociaux pendant [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://annelisebouchut.com/depression-et-mal-etre-des-etudiants-une-urgence-pedagogique/reflexion-pedagogique/">Dépression et mal-être des étudiants : une urgence pédagogique</a> est apparu en premier sur <a href="https://annelisebouchut.com">Anne-Lise Bouchut</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>41 % des étudiants rapportent une dépression modérée à sévère, selon <a href="https://www.letudiant.fr/lifestyle/Sante-mutuelle-et-assurance/depression-pensees-suicidaires-la-sante-mentale-des-etudiants-en-chute-depuis-la-crise-sanitaire.html">Mélissa Macalli,</a> chercheuse en épidémiologie à l’Université de Bordeaux. </p>



<p>Une <a href="https://www.lmde.fr/blog/vie-etudiante/une-enquete-pour-mieux-comprendre-les-besoins-des-etudiants-en-matiere-de-sante/">enquête </a>réalisée en 2022 par le LDME révèle que près de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>70 % des étudiants interrogés se trouvent en situation de mal-être. </li>



<li>Parmi eux, 69 % ont tendance à se dévaloriser, </li>



<li>et 36 % déclarent avoir des pensées suicidaires.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les étudiants sont empêchés de penser</h2>



<p>Des allers-retours fréquents aux toilettes, des sessions interminables de scrolling sur les réseaux sociaux pendant les cours, des étudiants qui s’endorment, voilà à quelles attitudes beaucoup d&rsquo;enseignants du supérieur sont confrontés. </p>



<p>Les étudiants déploient mille et une astuces pour éviter de penser, comme l’explique justement Serge Boimare dans son ouvrage « <a href="https://www.dunod.com/sciences-humaines-et-sociales/ces-enfants-empeches-penser-1">Ces enfants empêchés de penser</a>« </p>



<p>Penser est angoissant. Il faut se confronter au doute, ne pas être assurer d&rsquo;avoir la bonne réponse, de faire des liens entre le monde intérieur et le monde extérieur. Or, le monde extérieur est anxiogène et instable. Au vu des chiffrés présentés en introduction, leur monde intérieur ne semble pas beaucoup plus rassurant.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Adapter les Pratiques Pédagogiques</h2>



<p>Face à cette situation, il est nécessaire de modifier les pratiques pédagogiques. </p>



<p>Arriver en salle avec un PowerPoint de 200 diapositives et délivrer son savoir ne fonctionne plus. Les étudiants ont la tête pleine de doute. Impossible pour eux de se concentrer et d&rsquo;incorporer ce savoir. </p>



<p>Se lamenter sur le fait que les étudiants sont passifs et qu’ils ne travaillent plus en dehors des cours ne sert à rien. Comment en étant seul chez eux, peuvent-ils arriver à se dégager de ce trop-plein d&rsquo;inquiétude ? Pour les faire taire, pour trouver du réconfort, rien de tel qu&rsquo;une bonne dose de dopamine avec les réseaux sociaux. Oui, le contenu est abrutissant, mais il fait taire les tourments.  </p>



<p>C&rsquo;est donc bien en classe que ça doit se jouer, en classe que nous pouvons les remettre en mouvement de pensée. Face ces chiffres alarmants, il est crucial de donner aux étudiants les moyens de prendre conscience de leurs compétences, de soutenir leur confiance en soi et leur estime de soi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans ma classe</h2>



<p>Dans mes cours de culture générale auprès des étudiants en BTS, je mets de côté le programme classique. Inutile de toute façon, car ils ne sont pas encore prêts. </p>



<p>Depuis quelques semaines, je reprends la proposition de Serge Boimare autour de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gKeXh7W6QbE">la lecture de textes fondateurs</a>, des textes capables de réveiller leur curiosité. </p>



<p>Je leur lis ces textes à voix haute, puis nous avons un temps d’échange oral. Ensemble, nous résumons l’histoire, nous osons des interprétations et écoutons celles des autres. Nous argumentons, confrontons nos points de vue dans un cadre sécurisant et stimulant. Enfin, un temps à l’écrit permet de mettre sur le papier leurs pensées, de les linéariser et de les organiser, ce qui, de fil en aiguille, contribue à structurer leur monde intérieur.</p>



<p>Je ne sais pas encore si c&rsquo;est la solution miracle. Mais ce que j&rsquo;observe en corrigeant les copies, ce sont des phrases qui ne partent plus dans tous les sens, des paragraphes qui s&rsquo;enchainent de mieux en mieux et des liens qui se font avec les films et les livres que je leur propose. </p>



<p></p>
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		<title>La mise en œuvre d’un projet artistique comme soutien au développement de compétences cognitives et affectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 10:19:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cadre général du projet D’octobre 2014 à janvier 2015, nous avons accompagné au sein d’un centre de formation un groupe de 12 adultes âgés de 17 à 30 ans dans le projet Chuchotez vos chansons. Ces adultes sont inscrits à leur demande dans un parcours de formation composés de différents modules (projet professionnel, français mathématiques, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cadre général du projet</strong></h2>



<p>D’octobre 2014 à janvier 2015, nous avons accompagné au sein d’un centre de formation un groupe de 12 adultes âgés de 17 à 30 ans dans le projet <em>Chuchotez vos chansons</em>. Ces adultes sont inscrits à leur demande dans un parcours de formation composés de différents modules (projet professionnel, français mathématiques, mobilité etc.). <em>Chuchotez vos chansons</em> constitue un de ces modules.</p>



<p>Ce projet se déroule en deux phases. La première phase est constituée uniquement d’ateliers d’écriture. Elle a pour objectif de permettre aux participants d’oser écrire et de débuter une réflexion autour de différents thèmes. Ces thèmes seront la base de la seconde phase du projet&nbsp;; à savoir l’écriture de chansons et leur interprétation.</p>



<p>Dans cette première phase du projet (5 séances de 2 heures), un seul intervenant est présent. Les activités pédagogiques et les observations permettent de mieux saisir les points d’appui et freins de chaque stagiaire pour la réalisation de la seconde phase.</p>



<p>Dans une deuxième étape du projet, nous choisissons d’être présent tous les trois sur l’ensemble des séances (5 séances de 2 heures)&nbsp;; et ce afin de pouvoir croiser les regards et varier les exercices selon les besoins des apprenants et du projet. Nous travaillons ainsi en complémentarité selon nos spécialités. Un intervenant prend davantage en charge de la supervision du groupe&nbsp;: il s’agit d’observer les compétences et difficultés tant cognitives qu’affectives manifestées par les stagiaires et de proposer des ajustements d’exercices aux autres intervenants. Les deux autres intervenants ont plutôt un rôle sur les étapes sollicitant la créativité&nbsp;: un intervenant animant principalement les temps autour de la musique et le second les temps d’interprétation. Dans chaque séance, nous alternons des temps d’écriture, d’interprétation et de musique.</p>



<p>L’animation de nos ateliers suit une démarche socioconstructiviste. Nous proposons au groupe de travailler en deux sous-groupes de 5 à 7 stagiaires&nbsp;: un sous groupe travaillant sur le thème du bonheur, le second sur le thème de la relation mère-enfant. La constitution des sous-groupes est laissée à l’initiative des participants. Ils ont choisi de se positionner dans l’un ou l’autre à la fois selon des affinités interpersonnelles et leur intérêt pour l’un des deux thèmes. Dans ces sous-groupes nous favorisons l’expression de tous. Nous appréhendons les consignes comme des déclencheurs d’un processus de pensée. Nous portons sur les productions un regard bienveillant et non-jugeant. Nous cherchons à favoriser l’auto-évaluation de la production par le groupe et/ou le jeune.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les caractéristiques du groupe</strong></h2>



<p>Au cours de la première phase du projet nous pouvons observer différentes caractéristiques cognitives et affectives du groupe.</p>



<p>Ces jeunes adultes sont inscrits dans une formation ayant notamment pour objectifs de renforcer ses savoirs de base, de réactiver des habiletés sociales, de reprendre confiance en soi et d’être capable de travailler dans un collectif et ce pour leur permettre de sécuriser leur insertion socioprofessionnelle.</p>



<p>La majorité des personnes de ce groupe sont sorties depuis peu du système scolaire. Les représentations des savoirs de bases (lecture, écriture, mathématiques…) sont organisées dans un rapport instrumental.</p>



<p>Au niveau cognitif, nous pouvons relever des difficultés de décentration. Comprendre un point de vue différent du sien et être en mesure de l’intégrer pour faire évoluer son opinion sur un sujet est une capacité cognitive peu construite pour la plupart des membres de ce groupe.</p>



<p>Un parcours scolaire et personnel souvent chaotique a marqué fortement l’estime de soi des membres de ce groupe. Ils ont peu confiance dans leurs capacités d’évoluer et de construire un parcours valorisant. De plus, les membres de ce groupe se caractérisent par des difficultés à exprimer et gérer leurs émotions.</p>



<p>Reprendre confiance en soi et en sa capacité à agir sur son environnement, donner son point de vue, comprendre un avis différent du sien, prendre du plaisir à construire un projet, être fier de ses avancées vont être autant de préalables à une insertion socioprofessionnelle durable, sereine et épanouissante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un projet artistique pour accompagner l’insertion socioprofessionnelle</strong></h2>



<p>Ainsi les caractéristiques cognitives et affectives de ce groupe viennent renforcer notre conviction de l’intérêt de proposer un projet artistique pour les accompagner au mieux dans leur insertion socioprofessionnelle. En effet, ce type de projet et notamment la seconde phase de <em>Chuchotez vos chansons</em> met en œuvre à la fois des compétences créatives, d’expression de soi et de communication.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Développer des compétences créatives</em></h3>



<p>Les compétences créatives prennent appui sur des compétences cognitives indispensables au développement de l’autonomie dans la vie quotidienne. S’adapter à son environnement professionnel, se débrouiller seul pour aller à un rendez-vous, organiser une soirée d’anniversaire, trouver un logement… sont autant de situations de vie quotidienne faisant appel à des processus cognitifs de créativité. Plus précisément, pour s’adapter de manière spécifique à un contexte toujours nouveau, le sujet doit être capable d’aller chercher dans son environnement des informations en lien avec le problème (encodage sélectif), de construire des analogies ou d’établir des métaphores (comparaison sélective), de produire de nombreuses idées à partir d’un point de départ (fluidité de pensée) ou encore de changer d’angles de vision sur le problème afin de trouver une solution innovante (flexibilité cognitive).</p>



<p>Ce sont bien ces compétences qui sont mises en œuvre lors des phases d’écriture des chansons. Un premier sous-groupe a choisi de travailler autour du thème du bonheur. Leur texte adopte une forme énonciative. Pour ce faire, les participants mettent en œuvre des processus de fluidité mentale. A partir de thème du bonheur, ils cherchent&nbsp; à faire l’inventaire de tous les éléments susceptibles de le fonder. Quant au second groupe, dans sa chanson <em>Prendre son envol</em>, il a travaillé sur la relation mère-enfant et a construit un texte de forme métaphorique. Ainsi après avoir réfléchi ensemble à ce que pouvait être cette relation, nous les incitons à construire puis dire des images associées au thème. De plus, nous guidons leur réflexion en sollicitant leur flexibilité cognitive. Dans une première phase d’écriture, les stagiaires travaillent sur la relation de l’enfant vers sa mère. Puis dans un second temps, ils optent pour un changement de point de vue en proposant des métaphores autour de la relation de la mère vers son enfant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Etre attentif à soi et exprimer ses émotions</em></h3>



<p>La créativité artistique est un outil pour mettre à distance et matérialiser des états intérieurs devenant ainsi un objet du réel à part entière. A partir de cette mise à distance, il est alors possible de faire travailler ces adultes au développement de processus de pensée autour de soi.</p>



<p>Proposer des thèmes de réflexion ambitieux est, selon nous, un moyen de permettre aux stagiaires de s’inscrire dans un processus d’intellectualisation&nbsp; c’est-à-dire un moyen d’écarter des tensions affectives intérieures et d’orienter ces dernières sous un aspect théorique et distancié. Lors des temps d’élaboration de la réflexion autour des thèmes, les stagiaires expriment de nombreux éléments liés à leur vécu individuel douloureux ou, à l’opposé, ont évoqué des représentations du bonheur ou de la relation mère-enfant socialement valorisées mais partiellement étranger d’eux-mêmes. Notre rôle est d’une part de leur permettre de prendre conscience de ces deux tendances puis de les amener à s’en détacher pour chercher en eux des expériences personnelles de vécus positifs autour de ces deux thématiques.</p>



<p>Développer sa capacité à être attentif à ses états émotionnels intérieurs est travaillé lors des exercices d’interprétations des chansons&nbsp;; cette fois-ci en abordant spécifiquement la question des émotions. Le point de départ d’une émotion est une réaction neurochimique en d’autres termes quelque chose qui se passe dans le corps. Des effets sur le corps jusqu’à l’élaboration de représentions conscientes, cette production neurochimique va alors devenir une production d’un affect qualifié via le langage. Pour travailler l’expression des émotions, nos ateliers d’interprétations sont massivement organisés autour de l’appropriation et du rapport au corps. Ainsi nous pensons que sa capacité à s’exprimer prend comme point de départ sa capacité à habiter son corps. Enfin, ce travail autour du corps d’autre part été soutenu par un ensemble d’exercices rythmiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Savoir communiquer</em></h3>



<p>Les compétences à communiquer à un public large sont développées de manière transversale tout au long du projet. Communiquer ses idées ou ses sentiments nécessite de prendre en compte le ou les auditeurs. Comment se raconter sans faire preuve d’impudeur&nbsp;? Comment exposer son opinion sans déstabiliser celui qui écoute leurs chansons&nbsp;?</p>



<p>Ainsi les stagiaires élaborent cette capacité au moment de la mise en mots de leurs idées&nbsp;: apprendre à être précis dans son vocabulaire pour décrire leurs idées ou leurs images&nbsp;; savoir choisir les mots pour permettre à l’auditoire de suivre leurs pensées ou les nuances de leurs émotions.</p>



<p>Dans les exercices d’interprétations, nous faisons travailler les stagiaires sur la manière de se présenter face à un public, sur ce que la voix peut véhiculer comme intention mais aussi sur l’adéquation entre la manière de regarder un auditoire et le message qu’ils souhaitent transmettre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le grand jour&nbsp;!</strong></h2>



<p>La présentation des chansons devant un public a eu lieu le 5 février 2015. Les stagiaires ont su faire face aux aléas de ce type de projet (changement de musicien, salle nouvelle etc.) sans se laisser envahir par l’appréhension de la scène.&nbsp; Ils ont manifesté beaucoup d’enthousiasme&nbsp; et de rigueur de travail lors des derniers calages ainsi qu’une grande cohésion de groupe sur scène.</p>



<p>Lorsque nous leur demandons ce qu’ils retiennent de cet atelier immédiatement après être descendu de scène, Lotfi répond «&nbsp;On s’amuse, on rit, on change un peu tout&nbsp;» et Anissa «&nbsp;au début j’avais peur, mais maintenant j’ose, je suis sûre que je peux le faire&nbsp;».</p>



<p>Dans une séance de bilan, le groupe dira que ce projet leur a permis de s’exprimer, de prendre confiance en eux, d’apprendre à se concentrer, d’avoir envie de continuer à écrire et à monter sur scène.</p>
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		<title>Écrire avec ChatGPT : l&#8217;art de déjouer le chant des sirènes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Dec 2023 13:55:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Début des années 2000, une grande question s&#8217;est posée à moi : qu&#8217;est-ce qui se passe dans la tête des gens quand ils écrivent ? Cette question a tellement été importante que j&#8217;en ai fait un doctorat et une recherche post-doctorale. Alors que j&#8217;étais en train de faire ma thèse, une copine m&#8217;appelle et me [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Début des années 2000, une grande question s&rsquo;est posée à moi : qu&rsquo;est-ce qui se passe dans la tête des gens quand ils écrivent ? Cette question a tellement été importante que j&rsquo;en ai fait un doctorat et une recherche post-doctorale. </p>



<p>Alors que j&rsquo;étais en train de faire ma thèse, une copine m&rsquo;appelle et me dit « Ho la la, je viens de voir un truc super dans <em>Elle</em>. ça s&rsquo;appelle les blogs. Je te verrai trop faire ça ». J&rsquo;ouvre mon premier blog. Je l&rsquo;intitule <em>C&rsquo;est pas bientôt fini</em>. Je découvre que j&rsquo;amuse mes lecteurs en écrivant. </p>



<p>Quelques années plus tard, une autre amie me dit « mais arrête de chercher ce qui se passe dans la tête des gens quand ils écrivent. Écris. » Et voilà comment, en 2017, l&rsquo;écriture est devenue mon métier. </p>



<p>Et puis arrive janvier 2023 et ChatGPT. Continuer à espérer vivre de l&rsquo;écriture me semble une chimère. Et si ChatGPT allait changer ma vie comme l&rsquo;avait fait la technologie des blogs ? J&rsquo;intègre le groupe de recherche du CEPEC sur l&rsquo;IA et l&rsquo;éducation. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, je vais vous parler de comment ChatGPT va peut-être transformer nos vies. Je vous expliquerai comment cette IA fonctionne, quels sont les enjeux économiques et sociaux, pourquoi un vent de panique morale souffle. Peu à peu, je vous amènerais à vous questionner sur comment cette IA peut freiner ou faciliter ce qu&rsquo;on attend de vous en tant qu&rsquo;étudiant et en tant que professionnel : innover et écrire votre processus d&rsquo;innovation dans le cadre de votre thèse professionnelle. Et une fois que vous aurez toutes ces billes en main, je vous montrerai quelques astuces pour l&rsquo;utiliser à bon escient. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Définition de l&rsquo;IA</h2>



<p>Stuart Russel &amp; Peter Norvig définissent l&rsquo;IA comme « l’étude et la conception d’agents artificiels qui raisonnent, apprennent et interagissent avec leur environnement. Un algorithme particulier qui prend des données en entrée et renvoie en sortie une prédiction. </p>



<p>Le terme d&rsquo;algorithme vous est certainement plus familier. On l&rsquo;utilise beaucoup lorsqu&rsquo;on parle des réseaux sociaux. C&rsquo;est ce fameux algorithme qui décide quel contenu vous allez voir ou à qui vous allez diffuser du contenu. </p>



<p>Les informaticiens travaillent sur la question des IA depuis 1956. Aujourd’hui, elles explosent car 3 éléments sont réunies:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un déluge de données</li>



<li>Une nouvelle génération de super calculateurs qui permettent de traiter ces données</li>



<li>Des techniques pour organiser ces données (deep learning et modèle Transformer)</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux économiques et sociaux</h2>



<p>L&rsquo;IA s&rsquo;inscrit dans la lignée de deux autres révolutions informatiques majeures et à fort enjeux économiques et sociaux. </p>



<p>Tout d&rsquo;abord, Internet a permis la globalisation des marchés. De nouvelles industries ont vu le jour comme le e-commerce, les systèmes de cloud ou encore la cyber-sécurité. Cette innovation a rendu possible l&rsquo;accès à l&rsquo;information un peu partout sur la planète. Elle est venu rebattre les carte du rapport à l&rsquo;espace et au temps. En un clic, nous pouvons échanger avec n&rsquo;importe qui dans le monde. </p>



<p>Sont ensuite apparus les réseaux sociaux. Une nouvelle ère du marketing s&rsquo;est ouverte. Les conséquences sociales sont nombreuses. Tout le monde peut prendre la parole publiquement pour dire tout ce qu&rsquo;il veut. Les campagnes de désinformations se propagent en quelques heures. Et que dire des effets sur la santé mentale. Si ce point vous intéresse, je vous invite à regarder le documentaire <a href="https://www.francetvinfo.fr/culture/series/netflix/derriere-nos-ecrans-de-fumee-le-documentaire-qui-va-peut-etre-vous-sevrer-des-reseaux-sociaux_4115743.html"><em>Derrière nos écrans de fumées.</em></a></p>



<p>Et aujourd&rsquo;hui, voilà les IA et notamment les IA génératives. Pour les entreprises éditrices cela représente bien entendu une manne financière énorme. Pour les entreprises utilisatrices, elles viennent accroitre les possibilités de gain de productivité. Au niveau social, elles viennent questionner la place de l&rsquo;Humain.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vent de panique morale</h2>



<p>Dans cette mutation professionnelle guidée par la technologie, les métiers intellectuels sont désormais menacés. Dans le passé, les avancées technologiques modifiant le travail des ouvriers ne soulevaient pas autant de préoccupations. Certes, elles pouvaient détruire de l&#8217;emploi, mais elles étaient perçues comme un moyen d&rsquo;améliorer les conditions de travail et de préserver la santé. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;angoisse se fait sentir : quelle sera la conséquence pour les employés de bureau face à cette nouvelle vague de changements ?</p>



<p>De plus, comme l&rsquo;explique le philosophe Eric Sadin, nsou sommes face à un changement de statut des technologies numériques. Elles ne se contentent plus de révéler les subtilités des phénomènes derrière les façades, mais prétendent désormais dicter la vérité. La technologie ne se limite plus à un rôle d&rsquo;assistante de l&rsquo;activité humaine ; elle s&rsquo;érige en porteuse de vérité absolue, inversant ainsi la dynamique traditionnelle où l&rsquo;homme était l&rsquo;utilisateur principal de la technique. Prenons pour exemples une application suggérant des programmes d&rsquo;entraînement, une intelligence artificielle qui prescrit des traitements médicaux ou des chatbots utilisés dans le recrutement pour filtrer les candidats. Ces innovations, bien que séduisantes, cachent une réalité : elles conduisent à la marginalisation du jugement humain au profit d&rsquo;une expertise automatisée et impersonnelle. Ce phénomène traduit un déplacement inquiétant, où les considérations politiques et éthiques sont reléguées au second plan, subordonnées aux résultats générés par les machines. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Souveraineté des données et biais culturels</h2>



<p>La notion de souveraineté des données prend une importance croissante, les informations personnelles devenant une arme économique et un élément central des dynamiques de pouvoir sur la scène mondiale. Le scandale impliquant Cambridge Analytica au début des années 2010 souligne l&rsquo;ampleur de cette question. L&rsquo;exploitation des données personnelles de 87 millions d&rsquo;individus pour conseiller l&rsquo;équipe de campagne de Donald Trump et le mouvement pro-Brexit a révélé dans quelle mesure les données peuvent influencer les résultats politiques majeurs.</p>



<p>L&rsquo;utilisation de telles données ne se limite pas aux campagnes politiques ; elle est omniprésente dans divers secteurs, influençant les décisions et façonnant l&rsquo;opinion publique. </p>



<p>D&rsquo;autre part, il est important d&rsquo;avoir en tête que ces IA et notamment ChatGPT ont été développés selon une culture et une morale américaine. Pour bien comprendre ce que cela sous-tend, je vous propose deux interactions que j&rsquo;ai eu avec ChatGPT</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="707" height="576" src="https://annelisebouchut.com/wp-content/uploads/2023/12/image.png" alt="" class="wp-image-9876" srcset="https://annelisebouchut.com/wp-content/uploads/2023/12/image.png 707w, https://annelisebouchut.com/wp-content/uploads/2023/12/image-480x391.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 707px, 100vw" /></figure>



<p> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment fonctionne ChatGPT</h2>



<p>Le modèle linguistique ChatGPT repose sur une architecture avancée de réseaux de neurones connue sous le nom de Transformers. Chaque réseau de cette catégorie est constitué de plusieurs milliards de paramètres, ce qui lui confère une capacité impressionnante d&rsquo;analyse et de génération de texte. Il possède 175 milliards de paramètres. Il a été entraîné sur un corpus textuel vaste et généraliste, comptant plus de 300 milliards de mots, et ce, jusqu&rsquo;à fin 2021.</p>



<p>Le fonctionnement de ChatGPT est initié par un prompt ou une amorce fournie par l&rsquo;utilisateur. À partir de cette sollicitation, le modèle effectue des calculs pour générer des prédictions. Ces prédictions lui permettent de produire un texte. </p>



<p>Emily Bender dit qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un perroquet statistique. « Des machines qui enchaînent les mots les uns à la suite des autres de manière réalistes et convaincantes, mais sans aucune conscience ni intention » (Gilles Moyse, 2023) </p>



<h2 class="wp-block-heading">ChatGPT n&rsquo;est pas intelligent </h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>peut inventer du texte vraisemblable mais faux</li>



<li>n’évolue pas tant qu’il n’est pas réentrainé</li>



<li>ne peut pas dire d’où vient sa connaissance, car tout ce qu’il sait est stocké dans ses 175 milliards de paramètres</li>



<li>ne peut travailler que sur du déjà connu et du déjà produit</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Créativité : Attention danger !</h2>



<p>Ce qui est attendu de vous dans la thèse professionnelle, c&rsquo;est d&rsquo;innover, de faire preuve de créativité. Or la créativité ne peut se satisfaire de déjà connu et du déjà produit. En effet, elle se définit comme la production d’un objet ou d’une idée nouvelle et adaptée à une situation particulière. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Le processus cognitif de la créativité</h3>



<p>Selon J.P. Guilford, le processus de créativité commence par ce qu&rsquo;il appele une phase de filtrage. C&rsquo;est un moment d&rsquo;éveil, où l&rsquo;on prend conscience du problème à résoudre et où l&rsquo;attention se concentre et s&rsquo;oriente vers une question spécifique.</p>



<p>Une fois le problème identifié, on entre dans une phase de réflexion, durant laquelle on donne du sens à la question posée et on commence à structurer le problème. Cette étape est cruciale, car elle permet de définir les contours et les paramètres au sein desquels la créativité va s&rsquo;exercer.</p>



<p>Après la réflexion vient la production d&rsquo;idées, un moment dynamique où interviennent les pensées divergentes et convergentes. La pensée divergente invite à explorer le plus grand nombre d&rsquo;idées possible, sans jugement et avec une liberté totale, tandis que la pensée convergente vise à canaliser ces idées vers des solutions pratiques et réalisables.</p>



<p>Ce qui est particulièrement intéressant dans le modèle de Guilford, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;envisage pas ces phases comme une séquence rigide. Entre chacune de ces étapes, des allers-retours sont non seulement possibles mais souvent nécessaires. Ces boucles réflexives sont dirigées par un processus d&rsquo;évaluation interne, qui, tel un gardien vigilant, peut à tout moment remettre en question l&rsquo;orientation prise par le processus créatif.</p>



<p>Ce mécanisme d&rsquo;évaluation peut rejeter le problème, le renvoyant à la phase de filtrage pour un nouvel examen, ou même décider de l&rsquo;écarter complètement de la résolution. Alternativement, il peut placer le problème dans une phase d&rsquo;incubation, une sorte de pause durant laquelle l&rsquo;esprit travaille en arrière-plan, permettant souvent de faire émerger des solutions innovantes à un moment ultérieur.</p>



<pre class="wp-block-preformatted">C'est cette flexibilité et cette capacité à naviguer entre différentes phases de pensée qui font de la créativité un processus non seulement intellectuel mais aussi profondément humain.</pre>



<h3 class="wp-block-heading">Le potentiel créatif</h3>



<p>En considérant le modèle dynamique de créativité proposé par Guilford, où l&rsquo;individu navigue constamment entre différentes phases de pensée et évaluation, nous pouvons étendre cette compréhension en intégrant la théorie de Todd Lubart. Selon Lubart, chaque personne détient un potentiel créatif intrinsèque, modulé par une diversité de facteurs qui interagissent et influencent la capacité créative.</p>



<p>Ces facteurs comprennent des éléments cognitifs, comme les connaissances et les capacités mentales, qui fournissent la matière première de la créativité et la complexité de la pensée nécessaire pour générer des idées novatrices. Les facteurs conatifs, qui englobent les traits de personnalité et la motivation, sont également essentiels. Ils déterminent l&rsquo;engagement de l&rsquo;individu dans le processus créatif et sa persévérance face aux obstacles.</p>



<p>Les facteurs émotionnels jouent un rôle dual : d&rsquo;une part, l&rsquo;émotion peut être un puissant catalyseur de créativité, incitant à l&rsquo;exploration de nouvelles avenues ; d&rsquo;autre part, l&rsquo;acte créatif lui-même est générateur d&rsquo;émotions, qui peuvent à leur tour nourrir le processus créatif.</p>



<p>Enfin, les facteurs environnementaux tels que la famille, les parents, l&rsquo;école et les amis forment le contexte dans lequel la créativité de l&rsquo;individu est soit encouragée, soit entravée.</p>



<p>La convergence de ces facteurs crée un écosystème complexe au sein duquel la créativité peut s&rsquo;épanouir. Reconnaître et cultiver chacun de ces aspects peut conduire à une expression créative plus riche et plus profonde, permettant aux individus de réaliser pleinement leur potentiel créatif.</p>



<p>Aussi dans votre thèse professionnelle, c&rsquo;est bien tous ces éléments que vous devez mettre en jeu. Et dans vos parcours professionnels, ils seront aussi vos défis. Si vous cédez aux sirènes des IA, si vous abandonnez tout ce qui peut vous permettre d&rsquo;innover, vous risquez de perdre des avantages concurrentiels tant sur le marché du travail que sur le marché économique de votre entreprise.</p>



<p>En effet, il y a fort à parier que les entreprises qui se distingeront dans l&rsquo;ère des IA et qui feront face à la compétititvité seront celles qui auront la plus grande capacité d&rsquo;innovation. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Et au niveau de l&rsquo;écriture</h2>



<p>Et puis dans l&rsquo;élaboration de votre thèse professionnelle viendra le temps de son écriture. </p>



<p>Il vous faudra alors transformer votre pensée en texte, transformer votre pensée multidimensionnelle sous une forme linéaire et matérialisé afin de la soumettre à la critique. </p>



<p>Pour Strauss-Raffy (2002) l’écriture est une activité qui engage le sujet. Lorsque vous êtes en train d’écrire, vous êtes en train de modifier sa pensée. Au fil de la plume, votre pensée peut évoluer dans un sens non prévu par le sujet. Jeter l’encre, c’est vous confronter à vous-même, c&rsquo;est vous découvrir et accepter d’être un sujet ayant une pensée autonome.</p>



<p>Ce processus à l&rsquo;oeuvre lors de l&rsquo;écriture va être fondamental au moment de la soutenance de votre thèse professionnelle. Ce que le jury attend, c&rsquo;est que vous portiez votre discours, que vous le défendiez, que vous montriez qu&rsquo;il s&rsquo;agit de votre pensée propre. A travers cet exercice, c&rsquo;est non seulement votre posture professionnelle qu&rsquo;on jugera mais bien au-delà : votre identité professionnelle. </p>



<p>En confiant massivement la rédaction de ce texte à ChatGPT, vous prenez le risque de ne pas habiter pleinement votre discours. Vous prenez le risque d&rsquo;une pensée désincarnée. </p>



<p>Vous comme moi savons qu&rsquo;il sera bien difficile de résiter à ce super assistant. Mais maintenant vous connaissez quels chants des sirènes pourraient vous faire sombrer, vous allez pouvoir l&rsquo;utiliser à bon escient. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Ne donnons pas notre langue au chat, GPT ou pas, reprenons la maîtrise de nos outils numériques, pour les faire à notre image, à notre culture, à nos langues et à nos lois (Gilles Moyse)</p>
</blockquote>



<p></p>



<p><em>N.B.: Ce texte est la transcription d&rsquo;une conférence donnée le 18 décembre 2023 au CESI. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Références biliographiques</h3>



<p>Moyse, G. (2023). “Donnerons-nous notre langue au Chat-gpt”</p>



<p>https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/france-culture-va-plus-loin-l-invite-e-des-matins/crise-chez-open-ai-quelle-troisieme-voie-face-au-schisme-de-l-ia-9274979</p>



<p>https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/signes-des-temps/incidence-et-risque-des-nouveaux-usages-de-l-intelligence-artificielle-dans-le-domaine-politique-et-culturel-1366763</p>



<p>Guilford, J. P. (1979). Some incubated thoughts on incubation. Journal of creative behavior, 13(1), 1-8.</p>



<p>Lubart, T. (1999). Componential models. In M.A. Runco &amp; S. R. Pritsker (Eds). Encyclopedia of creativity (Vol. 1, p. 295-300). New-York: Academic Press.</p>
<p>L’article <a href="https://annelisebouchut.com/ecrire-avec-chatgpt-lart-de-dejouer-le-chant-des-sirenes/reflexion-pedagogique/">Écrire avec ChatGPT : l&rsquo;art de déjouer le chant des sirènes</a> est apparu en premier sur <a href="https://annelisebouchut.com">Anne-Lise Bouchut</a>.</p>
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		<item>
		<title>Comment Chat-Gpt peut entraver le développement des compétences cognitives et affectives ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 08:47:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;arrivée de chat-gpt et des autres IA amène certes un bouleversement dans mon métier de rédaction. Mais c&#8217;est surtout dans mon activité de formatrice en rédaction que le défi est le plus grand : comment convaincre des étudiants peu enclins à l&#8217;écriture à rédiger sans l&#8217;IA ? Et comment les accompagner à développer leurs compétences [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;arrivée de chat-gpt et des autres IA amène certes un bouleversement dans mon métier de rédaction. Mais c&rsquo;est surtout dans mon activité de formatrice en rédaction que le défi est le plus grand : comment convaincre des étudiants peu enclins à l&rsquo;écriture à rédiger sans l&rsquo;IA ? Et comment les accompagner à développer leurs compétences en rédaction pour utiliser avec pertinence l&rsquo;IA ?</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, je partage avec vous des apports théoriques pour comprendre comment chat-gpt et les autres IA peuvent mettre en danger le développement des compétences cognitives et affectives. </p>



<p>NB : Cet article prend appui sur mes travaux de recherche en psychologie. Pour plus de fluidité, je n&rsquo;indique pas ici les références bibliographiques complètes. Vous pourrez les retrouver dans la <a href="https://www.theses.fr/15032345X" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bibliographie de ma thèse</a> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fonctionnement cognitif en production écrite</h2>



<p>La production de texte est une activité complexe demandant une activation et une régulation cognitive spécifique d’une très grande quantité d’informations. </p>



<p>Le problème majeur lors de la production de texte est le passage d’une représentation multidimensionnelle du référent du message à une transcription linéaire. Le scripteur doit adopter un point de vue unique nécessitant la sélection et l’agencement particuliers des informations (Fayol, 1997)</p>



<p>Trois processus cognitifs agissent en interactivité tout au long de la rédaction : la planification, la mise en texte et la révision. (Hayes, 1996&nbsp;; Kellogg, 1996&nbsp;; Piolat, Kellog, Farioli, 2001).  Afin de satisfaire des buts toujours spécifiques d&rsquo;un texte, ces trois processus activent, sélectionnent et organisent un très grand nombre d&rsquo;éléments. Ces derniers sont constitués des connaissances que le scripteur a stockées en mémoire à long terme, mais aussi des informations provenant de l’environnement ou contexte de production.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La planification</h3>



<p>La planification est un processus d’anticipation de ce qui va être mis en texte, processus qui porte tant sur le contenu que sur les éléments linguistiques. Trois sous-processus contribuent alors à la planification&nbsp;: la fixation des buts, la récupération des connaissances en mémoire à long terme et l’organisation des connaissances afin de satisfaire les objectifs du texte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La mise en texte </h3>



<p>Les processus de mises en texte permettent la transformation du plan établi par le processus de planification. Ils visent à le transformer en une structure linguistique linéaire (Alamargot &amp; Chanquoy, 2001)</p>



<p>La mise en texte n’est pas qu’une affaire de transcription linguistique. Dans ce processus, des choix conceptuels s’effectuent. Processus de planification et processus de mise en texte ne sont pas hermétiques l’un à l’autre. Tout doit entrer en action dans une même direction.</p>



<p>Lors de la mise en texte, pour contrôler son activité, le scripteur va effectuer une comparaison entre ce qu’il voulait écrire et ce qu’il est concrètement en train de produire (Bereiter &amp; Scardamalia, 1987). Il va ensuite repérer ce qui ne coïncide pas pour faire les ajustements nécessaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La révision</h3>



<p>Selon Coen (2000), on peut distinguer deux traitements de révision.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La révision on line&nbsp;: </strong>Cette révision a lieu au cours de l’élaboration de la production écrite. Le rédacteur expert réfléchit en écrivant. Il effectue des arrêts plus ou moins brefs, déplace son regard sur ce qu’il a écrit précédemment, relit et opère des modifications qui consistent à barrer, ajouter, récrire ou changer de place.</li>



<li><strong>La révision off line&nbsp;: </strong>Elle peut suivre la rédaction ou être différée dans le temps. Elle nécessite une ou plusieurs relectures. Elle bénéficie d’un certain recul du rédacteur.</li>
</ul>



<p>E résumé, non seulement, ces trois processus gèrent des informations spécifiques à une situation donnée, mais en plus, ils s’appuient sur des structures plus durables, c&rsquo;est-à-dire sur des ensembles de connaissances construites sur la communication écrite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le développement des compétences en rédaction</h2>



<p>La quantité des informations sur la langue et plus généralement sur la communication écrite à stocker en mémoire à long terme ainsi que la complexité de l’interaction des processus de planification, mise en texte et révision expliquent le développement long de cette activité cognitive. Ce développement se réalise après un apprentissage systématique sous la direction d’un enseignant et tout au long de la vie, en confrontation à des situations de communications variées qui viennent alimenter les connaissances stockées en mémoire à long terme, </p>



<h2 class="wp-block-heading">Et chat-gpt dans tout ça ? </h2>



<p>À partir d&rsquo;une demande de l&rsquo;utilisateur (appelé prompt), l&rsquo;IA va rédiger un contenu. Elle va ainsi  venir se substituer au processus de mise en texte. Or, pour que la mise en texte soit pertinente, il est indispensable que l&rsquo;utilisateur rédige un prompt spécifique. </p>



<p>Cette phase de rédaction du prompt peut en quelque sorte s&rsquo;assimiler au processus de planification. Or, si l&rsquo;utilisateur n&rsquo;a pas développé des compétences pointues pour planifier son texte, il ne pourra donc pas formuler une demande pertinente à l&rsquo;IA. </p>



<p>Une fois le texte produit par l&rsquo;IA, l&rsquo;utilisateur doit s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils correspondent à ses objectifs et à la situation de communication. Il doit donc réaliser un processus de révision à la fois du fond et de la forme. Pour que ce processus soit efficace, il lui faut avoir construit un grand nombre de connaissances sur les situations d&rsquo;écriture. </p>



<p>Ainsi, si l&rsquo;IA peut s&rsquo;avérer un outil intéressant pour gagner du temps dans certains travaux de rédaction, il convient au préalable de s&rsquo;assurer que les étudiants sont en mesure de mobiliser de manière efficace les différences processus cognitifs. </p>



<pre class="wp-block-preformatted">Au-delà de la mobilisation de ces processus cognitifs, l'écriture engage l'affectivité des individus. </pre>



<h2 class="wp-block-heading">Le rapport psychoaffectif à l&rsquo;écriture</h2>



<p>Pour Strauss-Raffy (2002) l&rsquo;écriture est une activité qui engage le sujet. Lorsque le sujet est en train d&rsquo;écrire, il est aussi en train de modifier sa pensée. Au fil de la plume, la pensée peut évoluer dans un sens non prévu par le sujet. Ainsi, cette activité peut être source d&rsquo;angoisse puisque le sujet prend un risque de déstabilisation et de fragilisation. Jeter l&rsquo;encre, c&rsquo;est se confronter à soi-même pour se découvrir et accepter d&rsquo;être un sujet ayant une pensée autonome.</p>



<p>Ce qui se joue dans le passage à l&rsquo;écriture, Strauss-Raffy le nomme «&nbsp;le saisissement de l&rsquo;écriture&nbsp;». Lorsque le sujet est en train d&rsquo;écrire, il est saisi par l&rsquo;environnement de l&rsquo;écriture (la consigne ou les objectifs), la personne à qui il écrit, l&rsquo;ensemble de ses idées et ses émotions. </p>



<p>Sur un temps d&rsquo;écriture, il peut se sentir dépassé, voire envahi par ce travail à faire. Pour sortir de cet envahissement, il va entrer à proprement parler dans l&rsquo;écriture. Il va devoir se ressaisir, s&rsquo;approprier tous ces éléments, les transformer, voire les sublimer pour les mettre à distance de lui et trouver un moyen de les communiquer.&nbsp;</p>



<p>Écrire, c&rsquo;est être attentif à son environnement et à soi pour  transformer et élaborer de nouvelles images communicables à un destinataire absent. </p>



<p>Écrire est donc un moyen de matérialiser des éléments de Soi, de construire sa pensée et de se positionner en tant que sujet autonome ; autant d&rsquo;éléments qui risquent d&rsquo;être mis en sourdine par utilisation systématique des IA. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous souhaitez aller plus loin ? </h2>



<p>Je propose régulièrement des webinaires et des formations sur ces questions. Pour recevoir les informations, abonnez-vous à ma newsletter. </p>
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		<title>Pour moi aussi, c&#8217;est difficile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 16:18:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous me suivez sur Instagram, vous avez certainement vu qu&#8217;au mois de février j&#8217;ai relevé un défi : écrire et publier un texte tous les deux jours sur&#160;Anne-Lise fait des chansons. À l&#8217;issue de ce défi, j&#8217;ai reçu un message de ma part de Marie&#160;(coucou Marie). En autres choses elle m&#8217;écrit : “ça me [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si vous me suivez sur Instagram, vous avez certainement vu qu&rsquo;au mois de février j&rsquo;ai relevé un défi : écrire et publier un texte tous les deux jours sur&nbsp;<a href="https://annelisebouchut.com/category/fevrierecrit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Anne-Lise fait des chansons</em></a>.</p>



<p>À l&rsquo;issue de ce défi, j&rsquo;ai reçu un message de ma part de Marie&nbsp;<em>(coucou Marie)</em>. En autres choses elle m&rsquo;écrit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>“ça me fascine la facilité que tu sembles avoir pour sortir des textes super accessibles et naturels…”</p>
</blockquote>



<p>Cette remarque sur ma facilité, je l&rsquo;ai assez souvent. Pourtant à chaque fois, elle me laisse&nbsp;<strong>coite</strong>.&nbsp;</p>



<p>Lorsqu&rsquo;on me fait ce retour, il m&rsquo;est bien difficile d&rsquo;abonder dans ce sens ou d&rsquo;affirmer le contraire. Spontanément,&nbsp;<strong>je ne peux pas vous dire si écrire est pour moi facile</strong>.</p>



<p>Mais je comprends cette impression qui peut se dégager de mes textes. Elle me fait penser à la période où je faisais de la gym. Lors des compétitions, le public a l&rsquo;impression que c&rsquo;est facile. C&rsquo;est vrai que lorsque le mouvement est réussi, c&rsquo;est facile. Pour en arriver à cette réussite, il faut beaucoup s&rsquo;exercer. Une simple roue exige des entrainements, des renforcements musculaires, du développement de la souplesse…</p>



<p>Si je me souviens du plaisir que j&rsquo;avais à réaliser un mouvement parfait, je me souviens aussi du bonheur que je ressentais d&rsquo;aller aux entrainements.</p>



<p>De par mon tempérament,&nbsp;<strong>l&rsquo;effort me procure du plaisir</strong>.</p>



<p>Pour en revenir à l&rsquo;écriture, c&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai une grande pratique. Néanmoins,&nbsp;<strong>le blocage face à la page blanche est mon quotidien</strong>.&nbsp;</p>



<p>Je suis comme tout le monde.</p>



<pre class="wp-block-preformatted">Comme tout le monde ou presque.</pre>



<p>Je crois que la seule chose que me distingue par rapport la quasi-totalité des personnes qui écrivent, ce sont mes&nbsp;<strong>15 ans de recherche en psychologie</strong>.&nbsp;</p>



<p>15 ans à comprendre ce qui se passe dans la tête des gens quand ils écrivent. 15 ans à accumuler l&rsquo;état de l&rsquo;art. Je pense pouvoir affirmer, sans trop me vanter, que je connais tout sur le sujet d&rsquo;un point de vue scientifique. D&rsquo;un point de vue théorique,<strong>&nbsp;je sais exactement tout ce qui freine le processus d&rsquo;écriture</strong>.</p>



<p>C&rsquo;est donc certainement pour ça que lorsque je prends le clavier, je ne me mets pas trop la rate au court-bouillon.</p>



<p>Je sais que mes blocages sont les mêmes que tout le monde.</p>



<p>Évidemment ce qui me débloque, ce sont aussi mes connaissances linguistiques. Je connais quelques astuces d&rsquo;écriture pour se sortir d&rsquo;un mauvais pas.</p>



<p>Et depuis toutes ces années, je sais aussi que je ne suis pas la seule à pouvoir écrire d&rsquo;une manière qui parait facile.</p>



<p>Alors, si vous sentez que&nbsp;<strong>votre texte est raplapla</strong>, si vous avez l&rsquo;impression que ce que vous écrivez ne va intéresser personne, essayer donc quelques-unes de&nbsp;<strong>mes astuces</strong>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>supprimez les verbes faibles (permettre, faire, avoir, être)</li>



<li>variez la longueur de vos phrases. Faites même quelques phrases juste avec un mot</li>



<li>enlevez tous les mots de liaison. Et les adverbes aussi, du temps que vous y êtes.</li>



<li>essayez d&rsquo;ajouter une expression désuète</li>



<li>mettez de la couleur avec des adjectifs</li>
</ul>



<p>Si malgré ces conseils, vous vous sentez dans l&rsquo;impasse, prenez rendez-vous avec moi >> <a href="https://calendly.com/annelisebouchut/appel-decouverte?month=2023-03" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></p>
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		<item>
		<title>Pourquoi c&#8217;est désagréable d&#8217;écrire ?</title>
		<link>https://annelisebouchut.com/pourquoi-cest-desagreable-decrire/reflexion-pedagogique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 08:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre la poire et le fromage, voilà ce que me lance une entrepreneure : “je n&#8217;aime pas mon écriture”.&#160; 15 ans de recherches en psychologie sur la rédaction. Environ 900 personnes accompagnées en formation. Autant vous dire que ce n&#8217;est pas le genre de phrase qui me surprend.&#160; Pour peu de personnes, écrire est une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entre la poire et le fromage, voilà ce que me lance une entrepreneure : “<strong>je n&rsquo;aime pas mon écriture</strong>”.&nbsp;</p>



<p>15 ans de recherches en psychologie sur la rédaction. Environ 900 personnes accompagnées en formation. Autant vous dire que ce n&rsquo;est pas le genre de phrase qui me surprend.&nbsp;</p>



<p><strong>Pour peu de personnes, écrire est une partie de plaisir. </strong></p>



<p>Même lorsque c&rsquo;est notre métier, la page blanche nous oblige à l&rsquo;humilité. Comment, une nouvelle fois, aligner tous ces petits signes pour en faire un texte qui plaise ? À chaque début d&rsquo;écriture, la même appréhension.&nbsp;</p>



<p>Pour Strauss-Raffy*, l&rsquo;écriture engage la personne. Lorsque nous sommes en train d&rsquo;écrire, nous modifions notre pensée. Au fil de la plume, celle-ci évolue dans un sens non prévu. Voilà de quoi faire naitre des angoisses ! À chaque texte nous prenons un risque de déstabilisation et de fragilisation. Jeter l&rsquo;encre, c&rsquo;est se confronter à soi-même pour se découvrir et accepter être un sujet exposant une pensée autonome.&nbsp;</p>



<p>Pour écrire ses posts, son site Internet ou encore ses articles de blogs, il faut pouvoir faire face à soi-même en train d&rsquo;écrire. <strong>Accepter qui on est</strong> et <strong>supporter de se découvrir</strong> mot après mot, voilà les clés pour s&rsquo;aimer en écriture.&nbsp;</p>



<p>Bien entendu, dans mes prestations de conseil et formation, j&rsquo;aborde les aspects marketing de l&rsquo;écriture. Mais ceci est vite réglé. Quelques points techniques dont tous les spécialistes de la rédaction web nous abreuvent sur les réseaux sociaux et l&rsquo;histoire est pliée. Mes interventions viennent toucher ailleurs : aider mes clients à lever les mystères qui bloquent leur écriture.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-preformatted">Et vous, les mots sortent facilement du stylo? </pre>



<p>*Strauss-Raffy, C. (2002). <em>Approche clinique du passage à l’écriture et de son accompagnement. T</em>hèse Doctorat. Université de Genève.</p>
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		<title>Ma formation en écriture marketing à partir de la littérature jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Lise]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 07:06:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion pédagogique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, les étudiants de mon cours intitulé « Production de contenu rédactionnel » travailleront à partir de romans de la littérature jeunesse. J&#8217;explique ce choix dans un précédent article. Après avoir sélectionné une dizaine d&#8217;ouvrages, il me fallait trouver comment leur faire exploiter cette lecture. Lire ne suffit pas pour développer ses compétences en rédaction. S&#8217;inspirer [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://annelisebouchut.com/ma-formation-en-ecriture-marketing-a-partir-de-la-litterature-jeunesse/reflexion-pedagogique/">Ma formation en écriture marketing à partir de la littérature jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://annelisebouchut.com">Anne-Lise Bouchut</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cette année, les étudiants de mon cours intitulé « Production de contenu rédactionnel » travailleront à partir de romans de la littérature jeunesse. J&rsquo;explique ce choix dans <a href="https://annelisebouchut.com/la-litterature-jeunesse-au-secours-de-lecriture-marketing/non-classe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un précédent article</a>. Après avoir sélectionné <a href="https://annelisebouchut.com/ma-bibliographie-de-formatrice-en-redaction-marketing/non-classe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une dizaine d&rsquo;ouvrages</a>, il me fallait trouver comment leur faire exploiter cette lecture. Lire ne suffit pas pour développer ses compétences en rédaction. </p>



<h2 class="wp-block-heading">S&rsquo;inspirer de la boite de lecture</h2>



<p>La géniale de prof de français de mon neveu m&rsquo;a permis de trouver des pistes pédagogiques. Chaque année, elle propose à ses collégiens de réaliser une boite de lecture. Après avoir lu un roman de leur choix, les élèves doivent décorer une boite puis insérer une différentes de productions autour de leur lecture : résumé, portrait chinois d&rsquo;un personnage, devinette, mots mêlés, marque-page, etc. </p>



<p>En fouillant sur Internet, j&rsquo;ai découvert une multitude de déclinaisons qui m&rsquo;ont aidé à construire des activités adaptées à mes étudiants en école de communication. </p>



<p>Mon objectif est non seulement de leur faire lire des romans de littérature jeunesse, mais aussi de leur donner l&rsquo;occasion de mobiliser des compétences que nous avons vues au premier semestre. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Activité n°1 : la préparation d&rsquo;interview</h2>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>La consigne</strong> : rédigez la trame d’une interview de l’auteur.</p></blockquote>



<h5 class="wp-block-heading">Pourquoi cette activité ? </h5>



<p>L&rsquo;interview est un outil majeur en rédaction. Il permet de recueillir des informations pertinentes pour la rédaction d&rsquo;un article, d&rsquo;un site ou encore d&rsquo;un dossier de presse. Savoir poser les bonnes questions est donc la clé pour écrire des textes différenciants. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Activité n°2 : l&rsquo;enrichissement du vocabulaire</h2>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>La consigne</strong> : listez 5 mots de vocabulaire que vous avez découverts ou qui vous ont étonné. Pour les mots que vous avez découverts, indiquez leur signification et leur étymologie. Pour les mots qui vous ont étonné, expliquez pourquoi.</p></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi cette activité ? </h3>



<p>À chaque projet, son style d&rsquo;écriture. Le vocabulaire est la matière première pour écrire un texte captivant. Plus le vocabulaire utilisé est précis et varié, plus le texte sera vivant. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Activité n°3 : la rédaction d&rsquo;un texte en tant que ghostwriter</h2>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>La consigne</strong> : rédigez une page de journal intime d’un personnage secondaire.</p></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi cette activité ?</h3>



<p>Écrire pour une entreprise, c&rsquo;est faire oublier son propre style. En écriture marketing, il faut apprendre à être un caméléon, à se faire passer pour quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Activité n°4 : la rédaction d&rsquo;une argumentation</h2>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>La consigne</strong> : rédigez une lettre qu’un personnage aurait écrite à un autre pour informer, expliquer ou se justifier.</p></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi cette activité ?</h3>



<p>Mettre en avant les bénéfices d&rsquo;une prestation, expliquer la conception d&rsquo;un produit ou encore annoncer une promotion sont autant de situations de rédaction auxquelles les professionnels peuvent être confrontés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Activité n°5 : la rédaction d&rsquo;une description</h2>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>la consigne</strong> : rédigez la description d’un lieu important du roman</p></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi cette activité ? </h3>



<p>Pour vendre ou créer de la notoriété autour de son entreprise, les rédacteurs sont amenés à décrire des produits dans des fiches ou des dossiers de presse </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le saviez-vous ?</h2>



<p>Je propose aussi des formations pour les entreprises. Vous souhaitez en savoir davantage? <a href="https://annelisebouchut.com/contact/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Contactez moi</a></p>
<p>L’article <a href="https://annelisebouchut.com/ma-formation-en-ecriture-marketing-a-partir-de-la-litterature-jeunesse/reflexion-pedagogique/">Ma formation en écriture marketing à partir de la littérature jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://annelisebouchut.com">Anne-Lise Bouchut</a>.</p>
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