Ecriture d’été : Jour 4

Juil 18, 2022

Essayer un nouveau carrosse

Donc je vous disais : après qu’une aire d’autoroute entière ait snobé mon Pripri d’amour, nous nous retrouvions quelques dizaines de kilomètres plus loin à attendre une dépanneuse ; dépanneuse qui mit à peine 30 minutes à venir embarquer nous et notre C3 Picasso. Direction un garage dans un village paumé entre Angers et Nantes.

Là Pripri a eu les honneurs qu’il mérite. Compliments et autorisation à monter devant dans la dépanneuse. À l’arrivée, tapis rouge et gamelle d’eau.

Après s’être assuré que le plus beau setter anglais était bien installé au frais, le patron du garage s’est occupé de notre cas. Coup de fil à Mondiale Assistance, il a franchi à notre place tous les barrages avant de pouvoir parler à une vraie personne. Il réussit à obtenir la promesse d’un taxi dans l’heure pour les 150 kilomètres restants de notre périple.

Nous avions donc à peine une heure à tuer dans un endroit climatisé avec notre dépanneur en amour pour Pripri et le garagiste qui aimait bien tailler la bavette.

De fil en aiguille, Monsieur Bouchut s’est retrouvé à essayer un bolide. Dans mes mains, la fiche technique de la merveille.

C’était juste pour se donner une idée. Nous avons pris 5 ans de réflexion avant de changer de frigo. Nous n’allons pas changer de voiture comme ça.

Nouvelle pandémie

Le garagiste nous avait avertis qu’il était débordé et qu’il ne pourrait pas s’occuper de notre panne rapidement. Pourtant ce matin vers 10h, coup de fil pour nous annoncer le diagnostic. Un bidule qui fait du froid est cassé. La réparation pourrait s’élever entre 700 et 800 euros.

Monsieur Bouchut lui demande si ça vaut le coup. Nous avons déjà eu une grosse panne il y a peu de temps. Plusieurs changements de pièces sont à prévoir. Aucune réponse de notre garagiste chéri. Il ne sait pas quoi nous conseiller.

Monsieur Bouchut appelle nous garagiste habituel (chéri, aussi). Même réponse. Serait-ce un début de pandémie?

Monsieur Bouchut appelle les trois quart de son carnet d’adresses. Aucun spécialiste en automobile. Cette fois, c’est sûr : nous sommes face à une pandémie d’indécision automobilesque.

Nous faisons donc un choix de raison. On tire à pile ou face. Face! On achète le bolide.

En plus il est blanc! m'exclamé-je

Blanc, c’est vraiment important pour moi. Je déteste les voitures bleues. Trop de commerciaux beaufs ont des voitures bleues. Mais le bolide blanc n’a pas que sa couleur comme atout pour nous rassurer. Il a le bipbip pratique pour faire des créneaux et un coffre parfait pour Pripri. Aussi étonnant que ça puisse paraitre ces qualités suprêmes n’était pas indiqué dans la fiche technique. Je crois que je vais leur faire un devis pour une prestation de copywriting.

Restait plus qu’à savoir comment nous allions la payer. Fond de tiroir à droite, fond de tiroir à gauche. Raquette à la belle-mère. Le beau-frère s’interpose. Il préfère qu’on le raquette lui. Mon beau-frère est un coquin. Je crois qu’il a toujours rêvé de tremper dans des histoires un peu louches de trafic automobile. (Grand fou!)

Et voilà comment nous arrivâmes en C3 et nous repartirâmes en C4 

Anne-Lise

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Voilà plus de 15 ans que j’écris des histoires plus ou moins proches d’anecdotes personnelles vécues. Avec les mots, je transforme un quotidien somme toute très ordinaire en épopée digne des plus grands chevaliers.

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