Docteure en psychologie et animatrice d’ateliers de sensibilisation IA & santé mentale en France (Crous de Lyon, Crous de Saint-Étienne, établissements scolaires), j’interviens en conférence pour aider enseignants, parents et entreprises à comprendre ce que l’IA change réellement dans le rapport des jeunes à l’attention, au savoir et aux autres.
Cette conférence se propose en format d’ouverture, keynote ou intervention dédiée, d’une durée modulable (45 minutes à 1h30, avec ou sans temps d’échange), en présentiel ou à distance, en France ou à l’international. Elle s’adresse aux établissements scolaires et d’enseignement supérieur, aux équipes éducatives, ainsi qu’aux entreprises qui accueillent ou recrutent les jeunes générations. Réservons un échange pour l’organiser
Résumé :
L’intelligence artificielle n’est plus un simple outil de recherche pour les jeunes : elle devient un collaborateur intellectuel permanent, parfois un compagnon, un refuge face à la solitude ou à la difficulté. Ce glissement révèle et amplifie des fragilités déjà présentes sans les créer de toutes pièces. Cette conférence s’appuie sur mes recherches et sur le terrain (ateliers en établissements, stand Crous) pour donner aux adultes qui les entourent des clés de compréhension et d’action, sans céder ni à la panique ni à la banalisation.
Ce que j’observe sur le terrain
Depuis 2023, dans mes formations, mes ateliers et mes recherches, je constate que les jeunes qui utilisent ChatGPT ou d’autres IA génératives sont confrontés à des dilemmes bien plus complexes qu’ils ne l’imaginent eux-mêmes : entre soulagement cognitif et désengagement, entre créativité et standardisation, entre expression de soi et déresponsabilisation.
Un rapport au savoir qui se transforme
Pour beaucoup de jeunes, l’IA n’est plus perçue comme un simple outil de recherche : elle devient un collaborateur intellectuel presque permanent, sollicité pour reformuler un cours, générer des questions d’entraînement ou surmonter un blocage. Le bénéfice est réel : un accès facilité à l’aide, une autonomie apparente retrouvée. Mais cette même facilité installe parfois une illusion de compréhension : reconnaître une réponse comme juste n’est pas la même chose que l’avoir construite soi-même. Déléguer la rédaction ou l’analyse à une machine réduit aussi la tolérance à la frustration et à la difficulté ; deux étapes pourtant indispensables à la construction d’une pensée autonome.
Envie de préparer vos équipes ou votre établissement à ces enjeux ? Réservons un échange
Une lucidité que l’on sous-estime trop souvent
Ce que je retiens le plus de mon travail de terrain, c’est que les jeunes ne sont pas les récepteurs passifs qu’on imagine parfois. Beaucoup ajustent eux-mêmes leurs pratiques. Certains, après avoir constaté les effets d’un usage trop systématique, décident spontanément de limiter l’IA à un simple rôle de relecture pour forcer leur propre réflexion. D’autres expriment une véritable inquiétude face à ce que l’outil pourrait leur retirer quand ils s’appuient trop sur lui pour construire une idée ou un récit. Cette lucidité mérite d’être reconnue et nourrie, plutôt que noyée sous un discours uniquement alarmiste.
Un révélateur, pas un créateur de fragilités
L’intelligence artificielle n’est ni un ennemi, ni un sauveur. Elle agit comme un révélateur et un amplificateur de fragilités psychiques déjà présentes. Un jeune en détresse qui se tourne vers une IA pour parler n’invente pas ce besoin : il cherche une réponse immédiate à une souffrance réelle. Le risque n’est pas l’outil en lui-même, mais l’absence d’un tiers humain pour distinguer ce qui relève du soutien véritable de ce qui relève d’une simulation de présence.
Ce que ça engage pour les adultes qui les entourent — et pour les entreprises
Cette conférence ne vise ni à interdire, ni à diaboliser, ni à banaliser. Elle donne des clés concrètes, issues de mes ateliers de terrain : comment ouvrir un espace où les jeunes peuvent exprimer leurs usages sans jugement, comment les aider à distinguer soutien humain et réponse automatisée, et comment s’appuyer sur leur propre lucidité plutôt que de la court-circuiter par l’interdiction.
Pour les entreprises, cet enjeu dépasse le seul cadre scolaire : la génération qui arrive aujourd’hui sur le marché du travail a grandi avec ces usages, et avec une exigence forte d’accompagnement, de droit à l’erreur et d’attention portée à son équilibre. Comprendre ce rapport à l’IA et à la relation humaine devient une compétence managériale à part entière, pour l’intégration, la formation et le bien-être au travail de ces jeunes collaborateurs.
FAQ
L’IA crée-t-elle des fragilités psychologiques chez les jeunes ?
Non, elle ne les crée pas : elle les révèle et parfois les amplifie. Un jeune déjà fragile peut se tourner vers l’IA en l’absence d’un soutien humain suffisant.
Les jeunes sont-ils conscients des risques liés à l’IA ?
Beaucoup le sont, davantage qu’on ne le pense. Nombre d’entre eux ajustent spontanément leurs pratiques dès qu’ils en perçoivent les effets négatifs.
Faut-il interdire l’usage de l’IA chez les jeunes ?
L’interdiction n’est pas la réponse la plus efficace. Il s’agit plutôt de créer un espace de dialogue pour comprendre les usages et renforcer leur propre discernement.
Cette conférence concerne-t-elle aussi les entreprises ?
Oui. La génération qui entre aujourd’hui dans la vie professionnelle a grandi avec ces usages ; comprendre ce rapport à l’IA aide les entreprises à mieux les accompagner.
Comment organiser cette conférence dans mon établissement ou mon entreprise ?
Via un échange préalable pour cadrer le format, la durée et le public — prise de rendez-vous directe ici.

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