De la zen attitude à Lancelot le parisien

Sep 20, 2022

Pendant ma logorrhée d’écriture d’été, j’avoue avoir presque réussi à me convaincre que je pourrais tenir un rythme de rédaction régulier et soutenu une fois l’automne venu.

C'était sans compter sur le fléau de ma vie : l'école. 

Jusqu’au 31 août, j’étais assez confiante. Après une année de sixième avec un niveau de stress jamais atteint, la cinquième ne pouvait que se passer les doigts dans le nez. J’avoue même avoir un peu fanfaronné toute seule dans mon coin : « et en plus, pour Petit Bouchut, ce n’est pas encore l’adolescence. » J’envisageais donc cette nouvelle année scolaire avec une coolitude incroyable: tellement incroyable que j’aurai dû avoir la puce à l’oreille.

Mes nerfs ont été d’abord été chatouillés par la course aux derniers désidératas de fourniture scolaire des profs. À un moment, je me suis même demandé s’ils ne faisaient pas le concours de celui qui trouverait le truc le plus inutile à faire acheter aux mamans en urgence.

Et la médaille d’or est décernée à la prof d’arts plastiques.

J’ai ensuite dû faire preuve d’une patiente incommensurable que je me suis retrouvée face à la montagne de livres à couvrir. Être maman, c’est avoir fait une formation de 98 heures en origami pour arriver à faire en sorte que ce foutu papier plastique soit bien tendu.

Une petite satisfaction personnelle est venue égayer cette rentrée. Je ne suis pas tombée dans le piège de la cantine. Du premier coup, j’ai réussi à la payer. Un petit pas pour l’humanité, un grand pas pour Anne-Lise

En revanche, mon sang n’a fait qu’un tour lorsque Petit Bouchut a osé ne pas avoir fait son cartable correctement. Toute l’année de sixième, tous les soirs, qu’il pleuve qu’il vente, que j’ai envie ou non, que je sois fatiguée ou non, que j’ai une soirée ou non, je me suis coltiné à le coacher pour le faire. Et là, en cinquième, il n’y arrive toujours pas.

Qu’on me mette une camisole, qu’on me ligote, qu’on m’attache dans le jardin! Je vais le passer pas la fenêtre!

Avant que l’école ne vienne définitivement anéantir grâce à la réunion parents-profs tout le calme intérieur que j’avais réussi à emmagasiner durant l’été, j’ai décidé de prendre mon clavier.

Retour sur l’ile aux moines avec les Parisiens

Je vous avais laissé en plein été dans l’expectative face aux Parisiens et à leur ex mal digérée.

Pour bien se saisir de la psychologie de cette typologie d’habitants, je vous propose de partir sur les chemins de leur compréhension à la manière d’un primatologue. Observons ensemble l’un d’eux. De ce cas particulier, nous en dégagerons une théorie universelle.

Un peu comme Diane Fossey et les gorilles, je vous emmène dans l’histoire incroyable de Lancelot. Né en banlieue, il finira par habiter Paris centre, passer ses vacances à l’ile aux Moines et essayer d’appliquer les principes de l’éducation positive avec sa marmaille.

Nous sommes au début des années 70. Reuil-Malmaison n’est pas Paris centre et encore moins la petite couronne. Monsieur Dulac a persuadé sa femme qu’il s’agissait d’un cadre parfait pour fonder une famille. Certes, il devrait partir tôt et rentrer tard. Monsieur Dulac travaille dans la finance, métro Quatre-Septembre. Il confie la gestion du foyer à sa femme qu’il sait parfaite.

Madame Dulac n’est ni pour ni contre le féminisme. A vrai dire, elle n’a pas tellement le loisir de s’affairer à ces questions. Elle a une maison à tenir, des invitations à rendre et des enfants à éduquer. Une fille pour l’instant; Lancelot dans le fourneau.

Concernant la naissance de ce fils, elle ne dira rien de son accouchement. Qui pourrait avoir l’idée d’aller raconter ce qui avait pu se passer au niveau de son minou?

L’histoire de Lancelot commence donc en banlieue au début du printemps précédent le choc pétrolier.

Anne-Lise

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Voilà plus de 15 ans que j’écris des histoires plus ou moins proches d’anecdotes personnelles vécues. Avec les mots, je transforme un quotidien somme toute très ordinaire en épopée digne des plus grands chevaliers.

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